Les exactions israéliennes diffusées en direct depuis presque trois ans s’inscrivent en continuité avec 78 ans de colonisation de peuplement et d’apartheid à l’encontre des Palestinien·nexs. Le génocide en cours à Gaza, l’occupation de la Palestine et la guerre au Liban et en Iran, ainsi que les attaques et les menaces contre le Yémen, le Venezuela et Cuba, nous rappellent de manière toujours plus évidente que nous sommes dans l’ère du « droit du plus fort » où le droit international est complètement ignoré et constamment violé par les États-Unis et ses vassaux.

La période actuelle de l’impérialisme américain, qui a abandonné toute prétention de respect des droits humains et démocratiques, s’appuie sur des doctrines testées sur les corps et les terres des Palestinien·nexs. Gaza continue à être le laboratoire des nouveaux moyens de domination : un mélange de colonisation brute et d’ultra-capitalisme. Ainsi s’ajoute à la campagne génocidaire d’Israël un prétendu « Conseil de la Paix », destiné à coloniser des territoires que l’Occident aura préalablement déstabilisé, en créant des lieux de non-droit sans le moindre contre-pouvoir.
La lutte palestinienne pour les droits à l’autodétermination et à la justice est au cœur de la bataille contre un ordre mondial fondé sur l’impunité et la loi du plus fort, imposé par l’axe génocidaire américano-israélien et soutenu par les puissances coloniales européennes. Personne n’est à l’abri de cette chute vertigineuse. Sans résistance, la perte de ces droits nous concerne touxtes ! Face à cette brutalité impérialiste, afin de résister et exiger une paix juste et le respect du droit international, nous devons faire preuve – aujourd’hui plus que jamais – d’une immense solidarité et unité internationale contre toute forme de domination ! Participer aux mobilisations contre le G7 signifie continuer à défendre les droits à l’autodétermination et au retour du peuple palestinien, ainsi qu’à la résistance contre toute occupation aussi obscène qu’illégale.
Prendre la rue et s’organiser contre le sommet du G7 est essentiel pour faire entendre nos voix face à l’impunité de l’axe américano-israélien et à la complicité de nos propres pays – les plus riches du monde – qui ont des responsabilités tangibles et vérifiées dans le génocide en cours à Gaza, la colonisation de la Palestine et le système d’apartheid instauré depuis bien trop longtemps. Les gouvernements de la Suisse et des pays du G7 ont une obligation non seulement morale mais aussi juridique d’appliquer le droit international, les décisions de la Cour internationale de justice et la dernière résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies.
Concrètement, cela signifie exiger de nos gouvernements des sanctions immédiates contre l’État génocidaire israélien, à commencer par un embargo militaire et énergétique total. Cela signifie mettre fin à l’impunité des criminels de guerre, des États et des entreprises complices opérant sur nos territoires. Cela signifie s’engager collectivement et exiger le désinvestissement dans les domaines financier, commercial, universitaire, culturel, sportif et diplomatique complices. Cela signifie l’exclusion d’Israël de l’ONU et des instances internationales et régionales, y compris les Jeux olympiques et la FIFA, tout comme l’a été l’Afrique du Sud pendant l’apartheid. Il ne s’agit pas de choix mais d’obligations légales.
S’il est clair que le droit international n’a jamais été appliqué équitablement, aujourd’hui, en opposition totale au despotisme états-unien, il incarne l’ensemble des règles minimales de la dignité humaine. Il est donc essentiel que les gouvernements rejettent le « Conseil de la paix » et investissent des ressources pour protéger et réformer l’ONU et ses institutions. Le système multilatéral doit être ainsi décolonisé pour devenir plus représentatif des intérêts de la majorité de la population mondiale. Dans ce sens, il est nécessaire de procéder à une évaluation précise et juste de l’ampleur des réparations nécessaires, afin de garantir que la reconstruction et le développement de la Palestine, ainsi que des pays du Sud global, soient payés par les anciennes et actuelles puissances coloniales. Nous appelons donc à augmenter massivement la pression sur les entreprises et institutions qui bénéficient du génocide en cours à Gaza et collaborent à l’occupation de la Palestine à travers le boycott consommateur ciblé, les boycotts académique et culturel et des campagnes de désinvestissement des ressources de nos institutions financières.
Nous appelons à rejoindre en juin à Genève la mobilisation contre le G7, à faire entendre nos voix pour la liberté et la justice, en Palestine et partout ! Uni·exs pour la justice et la liberté, manifestons contre l’impérialisme et la violence dévastatrice de l’axe génocidaire américano-israélien et des puissances coloniales européennes réunies dans le G7 !
Boycott, Désinvestissement et Sanctions jusqu’à la liberté, la justice et l’égalité !
