La coalition No-G7 tient à s’exprimer après les déclarations du Conseil d’Etat genevois du 18 mars.
Lors de notre conférence de presse du 12 février dernier, nous avons annoncé une mobilisation à Genève en deux temps: une journée de rencontres et de débats le samedi 13 juin suivi le dimanche 14 juin d’une grande manifestation internationale contre les guerres impérialistes et les multinationales complices. Etant donné la portée symbolique de cette date, la Grève féministe Genève, préoccupée par la situation mondiale, a décidé d’allié la mobilisation féministe aux nombreuses revendications du No-G7.
Si le contre-sommet souhaite être organisé à Genève, ce n’est en rien le fruit du hasard, quand bien même le G7 se réunit en France voisine. Genève sera d’abord le point d’arrivée de la cohorte réactionnaire emmenée par Trump et consorts. Ces « leaders » constituent LE véritable danger pour les peuples du monde entier, la planète et la démocratie. De plus, Genève est LE centre névralgique du négoce international, où se concentrent des multinationales qui alimentent les guerres, aggravent les inégalités et accélèrent la destruction de la planète.
Notre coalition n’a eu de cesse de montrer sa volonté de dialogue avec les autorités dans l’organisation de ce contre-sommet qui se veut pacifique. Pourtant, les autorités semblent plus promptes à communiquer avec les journalistes plutôt qu’avec nous. Les déclarations publiques de Mme Barbey-Chappuis, membre du Centre, sabotent volontairement les démarches et la collaboration souhaitée avec les autorités afin de garantir le bon déroulement de ces deux jours de mobilisation.
De même, nous constatons que la Conseillère d’État Mme Carole-Anne Kast (PS) continue à vouloir externaliser la contestation hors des frontières suisses, sans considérer qu’une mobilisation serait, dans tous les cas, maintenue de ce côté-ci de la frontière. Nous appelons les gouvernements des deux pays à garantir les libertés de manifestation, de réunion, d’expression et circulation!
Nous déplorons l’instrumentalisation de la précédente mobilisation contre le G8, il y 23 ans, pour décrédibiliser et affaiblir la contestation sociale.
Notre coalition appelle une nouvelle fois les autorités municipales et cantonales à nous rencontrer, afin de permettre à cette large mobilisation militante et populaire d’avoir lieu dans de bonnes conditions. Il en est de la responsabilité du Conseil d’État et du Conseil administratif de la Ville de Genève de ne pas rompre le dialogue en imposant des restrictions et des interdictions dangereuses et anti-démocratiques. Celles-ci ne pourraient qu’être le déclencheur de débordements que certain·es politicien·nes semblent craindre.
