Grille des événements par lieu

Les rencontres internationales du NOG7 ont lieu les 12 et 13 juin et se déclinent en quatre axes thématiques:

⚡️Luttes anti-impérialistes, anticoloniales et antiracistes
⚡️ Luttes féministes et queers
⚡️ Luttes écologistes et anticapitalistes
⚡️ Luttes antifascistes

SALLE COMMUNALE DU FAUBOURG

Rue des Terreaux-du-Temple 8
1201 Genève

Vendredi 12 juin

18h30
Ouverture du contre-sommet NOG7
en présence des organisations membres de la coalition

19h30
 « Construire la résistance contre l’impérialisme:  outils et luttes en solidarité avec le peuple palestinien »
Interventions : Fiona Ben Chekroun (Comité national palestinien pour BDS) ; Jonathan Ruff (collectif juif décolonial Tsedek!)
Modération : Yann (MARAD Collectif Juif Décolonial)
Organisation : BDS Genève, CEP UNIGE, Marad

Une soirée de discussion et de réflexion collective autour de la construction de résistances diverses face à l’impérialisme, au colonialisme et aux différentes formes de répression actuelles. Nous nous baserons sur les luttes de résistance en Palestine ainsi que les réseaux de solidarité en Europe. Cette rencontre mettra en lumière différentes tactiques, stratégies et outils pour s’organiser au niveau international face à la criminalisation et répression croissante du mouvement pour la Palestine et contre nos droits les plus élémentaires, tels que la liberté d’expression et d’organisation collective.

Samedi 13 juin

11h
 « Luttes antiracistes : Quelles écritures contre les colonialismes? »
Interventions : Samy Manga (écopoète, écrivain et militant), Milady Renoir (poétesse, performeuse, animatrice d’ateliers d’écriture), Ivonne Gonzalez (avocate, musicienne, artiste et militante anti raciste).
Organisation : CEP UNIGE

La campagne de l’UDC pour son initiative raciste « Pas de Suisse à 10 millions », soumise en votation le 14 juin, bat son plein. Face aux relents racistes et fascistes, en Suisse comme ailleurs, et au colonialisme, sous ses différentes formes, il est essentiel de réfléchir à nos moyens de résistances. Qu’il s’agisse de lutter contre les entreprises extractivistes qui
dépossèdent les peuples et détruisent le vivant depuis Genève, ou contre les nouvelles
formes que revêtent le colonialisme, comme Samy Manga, éco-poète, le raconte dans ses deux derniers livres, ou de lutter contre le Pacte migratoire européen et de réfléchir aux
responsabilités en tant que personnes blanches d’être complices des luttes des personnes sans-papiers, comme le fait Milady Renoir, poétesse et animatrice d’ateliers d’écriture, la résistance passe souvent par l’écriture et ses multiples transmissions. C’est aussi le cas d’Ivonne, qui travaille, au sein du collectif Noircir Wikipédia, à décoloniser les savoirs et à écrire pour visibiliser l’Afrique et sa diaspora sur l’encyclopédie collaborative. Il faut des
mots pour construire la résistance contre le G7 et son monde et pour inventer le nôtre, débarrassé des racismes et structurations coloniales.

14h
« Grève féministe : quelle radicalité pour nos luttes ? »
Interventions : Irene (autrice et militante anarchoféministe), Rachel Keke (militante et porte-parole de la grève des femmes de chambre des Batignolles), Mathilde Blézat (journaliste et autrice)
Organisation : Grève féministe Genève

Partout dans le monde, de l’Argentine à la Suisse en passant par l’Islande, les femmes se sont toujours organisées pour lutter ensemble : pour l’égalité salariale, contre les violences de genre, et pour la reconnaissance du travail domestique. Aujourd’hui comme hier, elles rappellent à une société qui s’appuie sur elles sans les reconnaître que sans leur travail… le monde s’arrête ! Les défis restent immenses et nos mouvements féministes doivent faire face aux effets des politiques d’austérité et de la remise en question de droits acquis de longues luttes.
Comment construire aujourd’hui des alliances durables entre féministes et forces syndicales, tout en défendant un projet intersectionnel, antiraciste et anticapitaliste ?
Comment la grève féministe, grève du travail rémunéré et non rémunéré, constitue-t-elle une voie vers cette radicalité féministe nécessaire? Irene, Rachel Keke et Mathilde Blézat partageront leurs expériences et perspectives pour un féminisme capable de transformer les rapports sociaux et combattre les effets délétères de la domination patriarcale.

16h
« Terreur masculiniste, quelle riposte ? »
Interventions : Stéphanie Lamy (militante féministe, chercheuse), Marine Dessarzin (anthropologue et intervenante terrain sur les masculinités), Pauline Milani (historienne), Mélissa Blais (militante féministe, sociologue québécoise)
Organisation : Grève féministe Genève, CUAE

Depuis une dizaine d’années, nous assistons à un essor et une normalisation sans précédent des discours masculinistes dans les sphères publiques et politiques. L’alliance entre la manosphère et des leaders autoritaires tels que Trump, Bolsonaro, Poutine ou Milei est indéniable. Qui sont les masculinistes ? Comment sont-ils organisés ? Opèrent en dehors des réseaux ? Qui les finance ? Pourquoi leur discours trouve-t-il une telle résonance dans la sphère masculine ? Quels sont leurs liens avec les partis d’extrême droite ? De quelle façon sont-ils instrumentalisés par les groupes et partis réactionnaires ? Quelle(s) forme(s) de résistance doivent être déployées pour contrer cette déferlante de haine misogyne ? Autant de questions de fond que nous aborderons lors de cette table ronde avec des expertes nationales et internationales en la matière.

18h @ Salle communale du Faubourg
« Nos Corps, Leurs Batailles : La Transphobie et la LGBTIphobie comme Armes Politiques dans les pays du G7 et la Suisse »
Interventions : Lexie Agresti (@aggressively_trans), Mattia Iacobelli
Organisation : Grève féministe Genève et CRAQ

Ils nous désignent comme menace. Ils légifèrent contre notre existence. Ils financent des réseaux de haine. Ce n’est pas un hasard, c’est une stratégie. Des gouvernements et des partis utilisent délibérément la transphobie et la LGBTIphobie pour diviser, mobiliser et détourner l’attention des vrais enjeux sociaux et économiques. Les personnes trans, intersexes, queers deviennent des boucs émissaires au service d’agendas réactionnaires qui ne nous concernent pas, sauf quand ils jouent avec nos vies.

Cercle du Mail

Rue du vieux billard 25
1205 Genève

Samedi 13 juin

9h
« Combattre Palantir et le capitalisme de surveillance »
Interventions : Fiona Ben Chekroun (Comité national palestinien pour BDS), Sagirah Shahid, Krystal Two Bulls (Honor the Earth), Guillaume Durin (BreakFree)
Organisation : BreakFree Suisse, BDS Suisse, campagne BDS No Tech for Oppression, Apartheid or Genocide, Stand Up With Minnesota, Honor the Earth

À la pointe des agressions états-uniennes contre le Venezuela, l’Iran et les migrant-es par le biais de ICE, aux côtés des forces génocidaires Israéliennes dans la bande de Gaza, on retrouve une même entreprise : Palantir. Spécialiste des systèmes d’intelligence artificielle et du traitement massif de données, elle est l’un des collaborateurs les plus zélés du Pentagone. Elle tente actuellement de contracter avec diverses forces policières, forces armées et services de renseignement dans le monde entier. Elle est l’un des visages du capitalisme de surveillance et de la militarisation de l’IA. Palantir, et le reste des firmes issues des BIG TECH, encouragent partout dans le monde la construction de Data centers gigantesques, accaparant localement territoire, eau et énergie. Des ripostes se mettent en place pour un futur libéré de Palantir et des BIG TECH. Elles seront discutées lors de cette table ronde.

11h
« Guerre et extractivisme »
Interventions : Sudfa – média fondé par des exilé·es soudanais·es en France ; Génération Lumière – association d’écologie décoloniale fondée par des jeunes Congolais·es à Lyon
Organisation: Silure, CUAE

Des militant·es de Sudfa, et de Génération Lumière échangeront sur les logiques coloniales, les guerres au Congo et au Soudan, et l’extractivisme. (Voir deux articles de la Gazette NOG7, ici et ici).

14h
« Au-delà du G7 : Construire le multilatéralisme des peuples »
Interventions : Nury Martinez (FENSUAGRO / La Via Campesina), S.E. M. Rodolfo Benitez, Kamel Mohanna (Lebanese NGOs network/ Mouvement mondial pour la santé des peuples), Shalmali Guttal
Organisation : CETIM

Face aux offensives unilatérales et à l’emprise des sociétés transnationales qui affaiblissent le droit international, les mouvements sociaux se mobilisent pour réinventer la gouvernance mondiale. Organisée en marge du contre-sommet du G7, cette conférence met en lumière le multilatéralisme des peuples, une alternative démocratique indispensable où la solidarité internationale et la souveraineté populaire l’emportent sur les logiques marchandes. L’enjeu est de faire converger les luttes locales, sectorielles et globales afin de bâtir un espace de décision libéré des puissances hégémoniques et au sein duquel les droits fondamentaux, tels que l’accès à la terre, à l’eau et à l’autodétermination, priment sur les intérêts stratégiques des grands blocs financiers.

16h @ Cercle du Mail
 « L’impérialisme suisse »
Interventions: Sébastien Guex, Gabriella Lima
Organisation : Union populaire

À travers ses multinationales, sa place financière et ses institutions internationales, la Suisse joue un rôle central dans le système impérialiste mondial. La discussion portera sur les mécanismes de cette domination ainsi que les résistances possibles.

Le Pneu

18 rue du vélodrome
1205 Genève

Samedi 13 juin

11h
« Destruction écologique et grands projets inutiles »
Interventions : Mouvement NO TAV, Mouvement contre la A412, Soulèvement de la Terre Genève
Organisation : AFA Genève 

No TAV (de l’italien Treno ad Alta Velocità) est un mouvement populaire né en Italie dans les
années 1990. Il s’oppose farouchement au projet de ligne ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin, dénonçant un projet destructeur, coûteux et inutile. En France voisine, le projet d’autoroute A412, ou « autoroute du Chablais », vise à relier Machilly à Thonon-les-Bains sur 16,5 km. Face à ce projet, une opposition s’est organisée des deux côtés de la frontière.
Ces deux mouvements seront réunis pour une table ronde afin d’échanger sur les différentes formes de résistance populaire et écologique contre la destruction de nos territoires.

 14h
 « Le Piège militariste : Division des peuples, régime de frontières et contre-insurrection au service de l’impérialisme »
Interventions : Émile Marti (Lêgerîn), Mathieu Rigouste (militant et chercheur en sciences sociales)
Organisation : Centre Kurde Genève

À une époque où les cessez-le-feu riment trop souvent avec intensification des attaques unilatérales, et où les pourparlers sont assimilés à des capitulations, les impérialismes mondiaux et régionaux redoublent d’efforts pour démanteler les acquis sociaux. Ils remettent en cause leurs engagements internationaux tout en mobilisant les sociétés et les industries au service de logiques militaristes présentées comme inévitables.
Cette table ronde propose de lever le voile sur ces guerres imposées aux peuples et d’ouvrir un espace de réflexion sur les réponses internationalistes à construire collectivement.

16h
« Criminalisation de l’antifascisme : dissolution de la GALE, complexe de Budapest & l’affaire Quentin Deranque »
Interventions : ex-membres du Groupe Antifasciste Lyon et Environs (GALE), Youri Krassoulia (Bureau Européen de Résistance Juridique), Gino (antifasciste menacé d’extradition dans le complexe de Budapest
Organisation : Action Antifasciste Genève

Depuis déjà plusieurs années, l’antifascisme est attaqué et criminalisé par une classe politique et médiatique ayant pactisé avec l’extrême-droite. Aux Etats-Unis, en Allemagne, en France et en Hongrie, les  » antifas » sont désignés comme l’ennemi intérieur soumis à une traque incessante et à l’emprisonnement. Face à ces attaques et à la banalisation de l’extrême-droite, défendons la légitimité et la nécessité de l’antifascisme. L’Action Antifasciste Genève animera cette table ronde qui réunira des ex-membres du Groupe Antifasciste Lyon et Environs dissout par l’Etat français ainsi que Youri Krassoulia, membre du Bureau Européen de Résistance Juridique et avocat de Zaid et Gino, deux antifascistes au cœur du complexe de Budapest.

Cinéma Spoutnik

Place des Volontaires 4
1204 Genève, Suisse

11h
« Luttes étudiantes »
 Interventions : Francis Dupuis-Déri, professeur de science politique
 Organisation : Syndicat étudiant CUAE

La vague des mobilisations pro-palestiniennes dans les universités pendant les dernières
années a montré à nouveau la force que peut avoir le milieu étudiant dans les luttes émancipatoires. Cependant, les attaques de la droite contre les universités et ses structures d’auto-organisation étudiante se multiplient – que ce soit par la dénonciation des universités comme « woke » ou les coupes budgétaires qui s’attaquent partout dans le monde à l’éducation supérieure.
Cette table ronde essaie de trouver des réponses à ce double défi : Quel rôle pour la mobilisation des étudiantes.e.x.s dans les luttes émancipatoires ? Comment défendre l’université comme lieu du savoir critique contre les attaques multiples de la droite ?
Avec Francis Dupuis-Déri, politiste et auteur de « Panique à l’université » et des militant.e.x.s étudiant.e.x.s, nous allons explorer comment maintenir et renouveler les luttes étudiantes.

14h
« Impérialisme et fascisme fossile »
Interventions : Nastasia Hadjadji (journaliste indépendante), Antoine Dubiau (doctorant à l’université de Genève, SolidaritéS)
Organisation : SolidaritéS

Nous aborderons le lien étroit entre l’extrême droite et les énergies fossiles et la façon par laquelle le fascisme fossile pourrait venir à la rescousse d’un capitalisme en péril. Antifascisme et défense du climat tendent à ne former plus qu’un seul et même combat. Il semble de plus en plus clair qu’il n’y aura pas de transition ou de révolution écologique sans un combat acharné contre l’extrême droite. En effet, « plus la crise écologique sera grave, plus l’attraction [de cette dernière] sera grande ».

16h
« Impérialisme capitaliste et domination des peuples »
Interventions : Raphaël Pradeau (ATTAC), Eric Toussaint (CADTM), Jane Léonie Bellay
Organisation :  SolidaritéS

Dette, finance internationale, multinationales et économies de comptoir : cet atelier interrogera les mécanismes contemporains du capitalisme impérialiste et la perpétuation des rapports de domination hérités de la colonisation.

18h
« Faire de l’info politique sur les réseaux: une idée de merde? »
Intervention et organisation : Ragekit

TikTok, Facebook, Instagram, Youtube: les réseaux sociaux sont à la fois un dispositif de contrôle et un terrain de lutte pour l’information politique. Comment produire du contenu qui soit à la fois soucé et rigoureux tout en assumant son engagement ?
Deux membres de Ragekit, média romand spécialisé dans la création vidéo, partagent leur expérience concrète: ce qui a marché, ce qui n’a pas marché, les enjeux algorithmiques, les questionnements en cours, les décisions éditoriales, etc.
L’idée est avant tout d’ouvrir la discussion sur le rôle des réseaux sociaux aujourd’hui dans les pratiques journalistiques et militantes. Ragekit n’existe que depuis un an, aucun de ses membres n’a une formation officielle de journaliste. Les membres de Ragekit commenceront pas une brève présentation des problématiques qu’iels rencontrent sur le terrain, puis la discussion s’ouvrira aux questions, pratiques, doutes (tout est bienvenu). Venez présenter vos médias ou vos projets de médias et on en parle touxtes ensemble !

Maison des associations

Rue des Savoises 15
1205 Genève, Suisse
 

Samedi 13 juin

9h
« Monde du travail et transformation écosociale »
Interventions : Cédric Durand, Elsa Collonges
Organisation : SolidaritéS 

L’IA est actuellement un outil d’hégémonie communicative, d’hégémonie culturelle, de surveillance de masse et de persécution politique ; une arme au service de la perpétration de la violence, ainsi qu’un moyen de production susceptible de bouleverser le monde du travail. Comment aborder cette nouvelle « révolution technologique » du point de vue du travail, du syndicalisme, de l’économie et de la sociologie ? L’IA peut-elle aussi devenir un instrument d’émancipation sociale ?
 
 11h
 « Maternités politiques : enjeux et expériences militantes »
Interventions : Inès El-Shikh (Les Foulards Violets), Aude Martenot (ODAE), Meriam Mastour (Les Foulards Violets), Céline Fama Jeannet (Justice pour Michael), Anne-Sophie Delval (ASU Collective)
Organisation : GT Kids-Siembra Resistencia

Cette table ronde abordera trois questions :
– Au-delà des représentations hétéronormatives, eurocentriques et bourgeoises, comment
les mères sont-elles considérées ?
– La maternité peut-elle constituer une entrée dans la politisation ?
– Quelles entraves rencontrent les mères lorsqu’elles souhaitent militer ?
Après une déconstruction théorique et historique, Inès El-Shikh réunit Aude Martenot, Meriam Mastour, Céline Fama Jeannet et Anne-Sophie Delval pour une table ronde suivie d’une discussion avec le public.