Communiqué de presse
Genève, 2 juillet 2026
Hier, mercredi 1er juillet, la police cantonale de Genève a publié un communiqué présentant son action dans le cadre du G7 comme un succès. Dans ce document, la police se targue d’avoir « protégé la population, les institutions et le droit de manifester, par une réponse graduée ».
La coalition NO-G7, organisatrice de la manifestation du 14 juin, se doit de répondre à ce document. Les 60 000 personnes ayant participé à la manifestation ont observé de leurs propres yeux ce qui s’est passé et le narratif institutionnel n’y changera rien.
La coalition pose ces constats:
- Le droit de manifester a été entravé en amont et durant le 14 juin, d'une manière injustifiable en démocratie.
- Les forces de police ont notamment visé et entravé l'équipe organisatrice du cortège. En particulier la team d'autoprotection (TAP), dont le rôle était précisément d'assurer la sécurité des manifestant·es.
Ce n'est ni un accident, ni une réponse graduée. C'est un choix politique.
- L'usage disproportionné -documenté par différents médias- de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc ont mis en danger des milliers
de manifestant·es. Par ses actes, et en entretenant une communication erratique, la police a fait escalader la violence et a fait peser
d'énormes risques sur le cortège dans son ensemble, notamment sur les familles et les personnes vulnérables.
- Plutôt que de procéder à l'autocritique qui s'impose face aux abus
constatés, le Département en charge de la police choisit de travestir la
réalité. Son dernier communiqué en date en est une démonstration
orwellienne: la «liberté de manifester» (p.5 du communiqué du 1/07),
c'est la nasse!
- Selon le communiqué de la police, 549 personnes ont été contrôlées
au total. 3 ont été arrêtées, puis relâchées et sont présumées
innocentes. Une «efficacité» de 0 à 0,5%. On conviendra que ce bilan est
dérisoire.
Ces éléments s’inscrivent dans un contexte plus large de montée de l’autoritarisme, dont le sommet du G7 a été un révélateur à Genève.
Il faut donc maintenant que Madame Kast et le Ministère public fassent preuve de bonne foi et disent clairement: cette nasse ciblait-elle volontairement les mineurs, les personnes âgées, la TAP et les organisateur·ices Et si ce n’était pas le public visé, alors qui était censé s’y trouver? Car l’excuse des «casseurs» ne tient pas une seconde devant la réalité vécue par ces centaines de personnes, retenues contre leur gré des heures durant.
Au vu de la gravité des faits et du chaos général créé par les instructions données aux forces de l’ordre, la coalition en appelle à Madame Kast et Monsieur Jornot: Prenez vos responsabilités, et répondez de vos décisions!
Le présent communiqué a cherché à corriger les principales affirmations fallacieuses du communiqué du 1/07. Les exemples étant nombreux, la coalition s’en est tenue à l’essentiel.
