No-G7 – opération Fête de la musique 19/20 juin

Communiqué No-G7. Genève, 19 juin 10h

A l’occasion de la Fête de la musique, No-G7 lance une grande opération visuelle dans l’espace public ! Retrouvez-nous dans la rue avec les autocollants « Moi aussi j’étais à No-G7. Kast et Jornot démission ! »

Ils seront distribués au parc des Bastions les 19 et 20 juin dès 18h (entrée côté place Neuve).

Dans l’interview de la Tribune de Genève de ce jour, on assiste à nouveau à une troublante convergence de vue entre Mme Carole-Anne Kast (PS) et l’extrême droite de l’UDC autour d’un même mantra: « la manifestation du 14 juin s’est très bien déroulée ». Le refus d’assumer la moindre responsabilité face aux exactions policières traduit un réflexe corporatiste, un abandon des idéaux de gauche et un mépris manifeste pour les libertés publiques.

Nous rappelons que le tronçon famille s’est fait tirer dessus par la police, que l’usage des gaz étaient globalement disproportionnés, qu’une voiture syndicale a été visée alors qu’elle transportait une PMR et ne représentait de manière évidente aucun danger. Durant la nasse du quai Wilson, de nombreuses personnes ont témoigné de traitements humiliants.
Des femmes ont notamment dû uriner et changer leur tampon devant des policiers hommes qui refusaient de se retourner. Pourtant des toilettes portatives se trouvaient à 200m dans la Perle du lac et auraient pu être amenées…

En 2007, Mme Kast se plaignait de la répression dirigée contre les squats sous la direction de son prédécesseur le conseiller d’Etat Laurent Moutinot (PS lui aussi…) « J’attendais de mon magistrat qu’il prenne la position courageuse de ne pas cautionner ces agissements. Mais il devra s’en expliquer devant le comité directeur du parti » [1]

Pourtant, avec No-G7, Mme Kast a fait bien pire! Voila pourquoi nous appelons à sa démission ainsi qu’à celle de M. Jornot, mais aussi à :
1) la destruction de toutes les informations récoltées pendant le fichage des personnes nassées sur le quai Wilson
2) l’abandon des poursuites contre celles-ci car elles ne faisaient qu’exercer leur droit de manifester.
3) l’ouverture d’une enquête externe sur cette nasse et sur les conditions de rétention